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Paysans et forestiers

Des communautés face au climat

Publié le 07/01/2019 - 11:28
Les agriculteurs résistent mieux au changement climatique lorsqu’ils sont regroupés en organisations de producteurs, comme ici au Rwanda. Photo :  FAO/Marco Longari

En lançant la seconde phase de leur Mécanisme Forêts et paysans, la FAO, l’IIED, l’UICN et Agricord espèrent bâtir des communautés agricoles et forestières plus résilientes face au changement climatique.

 

Le Mécanisme Forêts et paysans (Forest Farm Facility, FFF) – un partenariat entre la FAO, l’IIED, l’UICN et Agricord lancé en 2013 – va intensifier ses efforts en vue d’aider les producteurs agricoles et forestiers à développer des paysages résilients face au climat. Lancée cet été, la FFF se déroule sur les cinq prochaînes années dans 25 pays d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique.

500 millions díexploitations concernÈes

On compte près d’1,5 milliard de producteurs agricoles et forestiers, représentant 90 % des agriculteurs dans le monde. Ces derniers fournissent près de 80 % des produits alimentaires en Asie et en Afrique subsaharienne. Ils sont à la tête de près de 500 millions d’exploitations familiales et gèrent 30 % des forêts dans l’hémisphère Sud.

« Ces groupes dépendent des systèmes agricoles, forestiers et agroforestiers pour cultiver de la nourriture et gagner leur vie, explique Daniel Gustafson, directeur général adjoint à la FAO. Rendre leurs terres résilientes au changement climatique est essentiel pour leurs moyens d’existence et leur identité. »

La seconde phase du Mécanisme vise à renforcer la capacité des organisations de producteurs (OP) agricoles et forestiers, en leur offrant un appui financier et technique. Elle vise aussi à développer les entreprises en leur facilitant l’accès aux marchés, à financer et former les groupes vulnérables (femmes, jeunes) et à améliorer la gouvernance des OP.

D’après la FAO, le Mécanisme forêts et paysans a déjà permis de « renforcer la capacité de plus de 950 OP dans 10 pays ». Il aurait aussi réduit la pauvreté, en influençant les politiques en faveur des communautés agricoles et forestières, en améliorant la sécurité foncière et les prix de vente des producteurs et en facilitant l’accès des femmes et des jeunes au développement commercial.

 

Gambie, Bolivie, Guatemala… Des résultats financiers concrets
Le Mécanisme forêts et paysans donne ses premiers résultats :
• Au Vietnam, les groupes de producteurs de bois ont réussi à augmenter leur prix de 15 % ;
• En Gambie, les producteurs de noix de cajou se sont réunis au sein d’une fédération nationale. Cela a permis d’augmenter le prix de vente des noix de cajou. Près de 116 groupes forestiers communautaires ont réussi à sécuriser leurs droits fonciers grâce à ces changements politiques ;
• En Bolivie, le gouvernement a alloué plus de 90 millions de dollars à des programmes destinés à renforcer la capacité et les revenus des producteurs de cacao, de café et de produits forestiers non ligneux de l’Amazonie ;
• Au Guatemala, la loi PROBOSQUE prévoit que 1 % du budget national soit dédié aux travaux de restauration, et ce, pendant trente ans. Ce qui devrait bénéficier surtout aux petits exploitants.

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